La Jeunesse au Plein Air est une confédération laïque d’organisations qui agit pour un projet de transformation sociale fondé sur des valeurs de laïcité, de solidarité et de citoyenneté.

Valérie FOURNEYRON, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la Vie associative annonce l’ouverture d’un grand chantier visant à faire évoluer le secteur des colonies de vacances à but non lucratif et à le conforter dans sa mission principale : permettre à tous de partir en vacances collectives.
La ministre a exposé, en avant première, aux professionnels, sa volonté de travailler au développement et à l’innovation du secteur lors du Congrès de l’Union Nationale des Associations de Tourisme (UNAT), vendredi 22 novembre 2013.
Cette décision naît de l’analyse du bilan de l’activité sur l’année 2012-2013, réalisée par le ministère : même si le nombre de séjours en accueils collectifs de mineurs (ACM) et le nombre d’enfants et de jeunes les fréquentant ne sont qu’en très légère baisse1, les séjours deviennent plus courts et les habitudes changent : la fréquentation des colos classiques diminue tandis que celle des mini-camps2 augmente. L'un des facteurs tient à l'augmentation des coûts qui entraîne notamment une réduction de la mixité sociale. Michel MENARD, rapporteur du rapport parlementaire d’information sur le sujet a mis en évidence cette tendance qu’il est nécessaire d’enrayer.
La ministre lance donc une mission chargée de définir le cadre des « colos de demain » basé sur plusieurs exigences :
- la mixité sociale,
- l’accessibilité des activités de loisirs de qualité, sans considération de revenus,
- la proximité et la simplicité,
- le développement durable et la citoyenneté,
- le respect et la découverte de l’environnement,
- un projet pédagogique fort et lisible pour les parents.
« Il est de notre responsabilité de promouvoir ces formidables espaces de construction individuelle et collective, ces temps utiles à chacun pour forger ses expériences, en dehors du foyer parental » a-t-elle déclaré.
1 Sur la période 2012-2013, le nombre de séjours est de 67 069 (67 047en 2011-2012). Les départs de mineurs sont de 1 753 500 (1 765 000 l'année passée, soit une baisse de 0,7 %). En un an, le volume d'activité des accueils collectifs de mineurs avec hébergement est passé de 15 584 000 journées enfants à 15 174 000 journées enfants, soit une baisse de 2,6 %. Cette tendance est due à la baisse des départs de mineurs, mais surtout au nombre croissant de séjours courts (moins de 5 jours) au détriment des séjours de vacances (qui durent au moins 5 jours).
2 Un mini-camp est un séjour court de moins de 3 nuitées, organisé dans le cadre d’un centre de loisirs.

Un label permettant de repérer les séjours répondant à ces critères et défendant ces valeurs
sera créé.
Les ministères concernés, les organisateurs associatifs, les parents, les prescripteurs (les collectivités
territoriales et les comités d’entreprises principalement) seront associés à cette réflexion.
Des séjours répondant aux exigences du futur label seront expérimentés durant l’été 2014 avant un
déploiement plus large en 2015.
Contact presse :
Service de Presse de Mme Valérie FOURNEYRON / 01 40 45 94 47 / presse-cabinet@jeunessesports.gouv.fr


Ajouté le 27/11/2013 par V. Fourneyron

La Jeunesse au Plein Air se retrouve pleinement dans le Pacte de la réussite éducative co-signé mardi 
15 octobre 2013 par la ministre Georges Pau-Langevin, des représentants d’associations, des 
collectivités locales et des ministères. Appréhender l’enfant et le jeune dans une approche globale, 
mobiliser les enfants, les jeunes et leurs familles, s’adapter à chaque enfant et chaque jeune, 
favoriser une ouverture au monde, adopter une démarche éthique, agir avec des partenaires dans le 
cadre d’un pilotage local sont les principes proposés par le pacte à mettre en œuvre dans tous les 
territoires. 
 
Depuis 1938, La Jeunesse au Plein Air a inscrit la solidarité au cœur de l’ensemble de son action 
éducative. Notre confédération, association complémentaire de l’enseignement public inscrit ses 
missions, ses actions dans l’idéal laïque. Les accueils collectifs de mineurs, les séjours collectifs 
laïques sont des lieux d’apprentissages, des espaces de socialisation, d’engagement et d’exercice de 
la citoyenneté. Des lieux où se « fabrique du commun »* selon les termes du philosophe Abdennour 
Bidar, philosophe et membre de l'Observatoire national de la laïcité. Des lieux qui contribuent à la 
réussite éducative de l’enfant et du jeune. 
 
La Jeunesse au Plein Air agit pour que tous les enfants et les jeunes aient accès au départ en 
vacances, et aux loisirs éducatifs. Elle le fait notamment avec la campagne « L’école est un droit, les 
vacances aussi », soutenue par le ministère de l’Éducation nationale qui permet de sensibiliser les 
élèves à la solidarité, à la citoyenneté, aux droits des enfants, et plus particulièrement aux inégalités 
d'accès aux vacances et aux loisirs. La campagne de La Jeunesse au Plein Air permet également de 
réduire les inégalités d’accès aux apprentissages liés au départ en séjour collectif (colos et classes de 
découvertes). 
Le Pacte de la réussite éducative a vocation à être décliné localement par ses acteurs : familles, 
écoles, collectivités territoriales, associations et ministères partenaires. Allons à leur rencontre pour 
agir ensemble. En 2014, notre objectif est de faire partir 25 000 enfants. 

 


Ajouté le 30/10/2013 par JPA82

- Davantage de centres de loisirs et de vacances ouverts aux enfants handicapés,
- Un module « handicap » dans les formations BAFD (1) et BAFA (2).


Ces deux mesures, parmi d’autres, ont été retenues dans la feuille de route que s’est fixé le Comité Interministériel du Handicap. Réuni le 25 septembre 2013, pour la première fois depuis sa création en 2009, il marque sa volonté d’un véritable pilotage interministériel impliquant tous les acteurs.
Cette feuille de route ambitieuse reconnaît également la complémentarité éducative des vacances et des loisirs, soulignant qu’il est de la responsabilité de notre nation de donner aux enfants en situation de handicap les moyens de leur émancipation et de leur autonomie. « Les enfants et adolescents handicapés ont le droit à leur jeunesse comme tous les autres enfants. Une période de la vie durant laquelle l’apprentissage, la rencontre, les expériences, concourent à l’acquisition de l’autonomie et de l’indépendance. » Ainsi l’accessibilité des centres de loisirs doit être développée, comme le prévoit la convention d’objectifs et de gestion de la Caisse nationale d’allocations familiales signée en 2013. Le BAFD sera renforcé dans sa partie concernant l'accueil des enfants et adolescents handicapés. Le BAFA doit apprendre aux jeunes à animer un groupe d'enfants sans discrimination, dans l'apprentissage du vivre ensemble. Des stages de perfectionnement sur l'accueil des enfants et adolescents en situation de handicap seront proposés aux futurs animateurs.
Les loisirs et les vacances n’ont donc pas été oubliés ! Mais les mesures annoncées seront-elles suffisantes pour une réelle inclusion des enfants en situation de handicap à l’école, mais aussi durant les loisirs et les vacances ? Si des coopérations entre professionnels du médico-social et sanitaire, de la petite enfance et des enseignants sont envisagées, les acteurs éducatifs que sont les animateurs sont encore oubliés. Si l’accompagnement de jeunes en situation de handicap vers le service civique est pris en compte, leur accompagnement vers l’animation occasionnelle, comme espace d’engagement, n’est pas évoquée.
Ces préoccupations, nous pourrons les porter auprès du référent handicap qui doit être nommé dans chaque administration et ministère pour que tous les enfants et les jeunes puissent réellement avoir accès aux vacances et aux loisirs sans discrimination.

(1)  Brevet d’aptitude aux fonctions de directeur
(2)  Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur


Ajouté le 07/10/2013 par JPA

Depuis 1996, l’opération «Premiers Départs en Vacances» a permis à plus de 30 000 enfants de Midi-Pyrénées de goûter aux joies de la colonie.

Il n’avait que 7 ans à l’époque, mais Jérémy Schacher s’en souvient encore. «C’était en 1998, et je partais pour la première fois en vacances». S’il ne se rappelle plus du lieu exact, Jérémy garde en tête qu’il était «au milieu de hautes montagnes».

«C’était quelque chose de quitter sa maison, sa mère» dit-il, mais «rapidement, je me suis fait des amis. Et finalement je n’avais plus envie de partir !». Ancien pensionnaire de l’opération «Premiers Départs en Vacances», Jérémy se rend aujourd’hui compte de ce qu’un simple séjour a pu lui apporter.

«La thématique de la colonie portait sur les cultures du monde. Alors, on vivait dans des yourtes et des tipis» raconte le jeune homme devenu boulanger. Surtout, c’est la première fois que Jérémy s’est initié à la musique.

«On construisait des instruments en lien avec les cultures que l’on découvrait» explique-il.

Quelques objets recyclés et le tour était joué. D’ailleurs, Jérémy conserve toujours son instrument de percussion fait en pots de camembert ! «Il est en mauvais état désormais» dit-il dans un éclat de rire, avant de reprendre : «Depuis, je n’ai plus cessé de pratiquer la musique. Aujourd’hui je fais de la guitare et de la basse».

Des séjours à 58 €

Les jeunes qui, comme Jérémy, ont découvert les joies des vacances grâce aux «Premiers Départs» concernent désormais plus de 30 000 enfants, dont certains sont devenus adultes. Supervisé par l’UNAT (Union Nationale des Associations de Tourisme) depuis 1996, le dispositif se finance grâce aux engagements conjugués du conseil régional, et de la Fédération des CAF. À son lancement, l’objectif initial était de faire partir 1 250 jeunes en vacances par an. Mais depuis 2008, près de 2000 enfants de la région partent chaque année pour un séjour de 6 à 21 jours au sein de centres de vacances situés exclusivement en Midi-Pyrénées. «Il y a quelques années, on avait parfois du mal à compléter nos séjours», explique Sylvie Compan, employée de la CAF81. «Mais avec la crise, l’opération est devenue indispensable».

L’une des volontés affichées est de promouvoir la mixité sociale. Jamais il n’a été question de grouper les enfants bénéficiaires dans les mêmes établissements de vacances. Au contraire, ces jeunes, souvent repérés par des travailleurs sociaux, sont directement intégrés dans des séjours classiques et déjà existants. Ainsi, sont proposées plus de 70 thématiques différentes comme l’équitation, le cirque, le canoë-kayak, le tir à l’arc, la randonnée et bien d’autres encore.

Marine Lacarrère dirige par exemple des séjours à Auzole (Lot-et-Garonne) qui ont pour dominante l’activité «moto, une discipline qui nécessite habituellement un coût important» confie-t-elle. «Mais pour ces jeunes, le prix est toujours le même, l’engagement financier des familles se limite à 58 €». Et ce, quelle que soit la durée du séjour.

Une contribution qui demeure malgré tout «trop élevée pour certaines familles» souligne Sylvie Compan. «D’autres, sont aussi réticentes à laisser partir leurs enfants, car l’image des «colos» a parfois été ternie ces dernières années. Mais avec le temps, on arrive à les convaincre et une confiance s’installe», observe-t-elle.


Les objectifs du prochain été

L’opération des «Premiers Départs en Vacances» compte poursuivre ses efforts en 2014 afin de faciliter l’intégration de jeunes porteurs de handicap.

Les différents partenaires unissent donc leurs efforts, leurs compétences et leurs savoir-faire pour permettre à une trentaine de jeunes porteurs de handicap de bénéficier de vrais jours de vacances dans des structures d’accueil collectif de mineurs non-spécialisées. Là encore, chaque famille ne paiera que 58 €.


Ajouté le 21/08/2013 par JPA82

J’vous écris une petite bafouille pour pas qu’vous vous fassiez d’mouron, ici on est aux p’tits oignons j’ai que huit ans mais je m’débrouille»… Ceux, notamment les quadras, quinquas… qui ont connu «la colo de papa» savourent la prose du poète castelsarrasinois, témoin d’une époque ou colons et monos se la jouaient en toute simplicité… et pour pas cher. Une époque révolue ? Sûr ! La colo a changé. Peut-être s’est-elle mise plus à l’écoute des enfants et de leurs attentes ? Probablement a-t-elle trop facilement cédé aux modes et aux sirènes de la suractivité ? Mais la colo a également dû se remettre en question sur la sécurité et la réglementation… Bref, les temps ont changé et les colos avec. L’actualité estivale a souligné les difficultés rencontrées par les organisateurs de «colo» pour remplir les séjours, en dépit du fait que des millions de gamins ne partent toujours pas en vacances l’été.

700 € pour 17 jours

Trop chère» la colo ? «Le coût financier pour envoyer ses enfants en colo est devenu inabordable pour une majorité de familles», reconnaît Rodolphe Portoles, trésorier de l’association Danielle Casanova et à ce titre grand argentier des séjours organisés par l’asso à Labenne (landes) où plus de 120 jeunes tarn-et-garonnais auront séjourné cet été. Ici le prix de journée est fixé à 32 € (39 € pour les pré-ados), soit environ 700 € à débourser pour un séjour de 17 ou 18 jours… «Nous sommes largement en dessous des prix pratiqués sur le marché des vacances des jeunes. C’est ce qui explique en partie, notre succès», analyse R.Portoles, évoquant «une petite baisse de 10 %»… 700 € quand même. Une somme, éventuellement à multiplier par le nombre d’enfants présent dans la famille. C’est chaud… D’autant plus chaud qu’aujourd’hui les aides aux familles ont fondu comme neige au soleil. Les bourses de la CAF ont disparu se limitant désormais aux seuls centres aérés, voire aux familles en très grande difficulté. Subsistent encore les bourses de la Jeunesse au Plain Air (JPA) elles aussi conditionnées aux ressources, les aides des Secours Populaire ou Catholique, voire les participations des CE elles aussi revues à la baisse. Pour sauver les colos, reste donc à imaginer un dispositif qui permettrait d’aider les familles à supporter le coût des séjours. Un prélèvement sur l’hôtellerie de luxe serait actuellement à l’étude.

Des activités moins coûteuses… mais toujours éducatives

Au chapitre financier, le fonctionnement des centres de vacances devient aussi aujourd’hui un souci, notamment pour le secteur associatif. La donne est différente pour le secteur marchand et les organisations proposant des séjours à thèmes forcément plus coûteux. Alors la colo, telle que les associations loi 1901 la conçoivent, s’efforce de faire bien avec peu. «On constate aujourd’hui une course effrénée à l’activité», regrette encore Rodolphe Portoles qui avec ses collègues (Lucie Nadal et Sylvie Levitre) a su faire preuve d’ingéniosité cet été à Labenne pour proposer des activités plus traditionnelles en complément d’autres menées avec des prestataires (pour le surf, l’équitation). À Labenne, les jeunes ont ainsi pu goûter aux plaisirs des fêtes Landaises mais aussi retrouver les joies de la veillée autour d’un feu de camp, sans oublier celles de la baignade à l’océan. Mais malgré la sagesse et le contenu pédagogique et éducatif de ces colonies «à l’ancienne», la gestion d ‘une colo devient un exercice délicat. «Quand on équilibre notre budget on est heureux», poursuit Rodolphe Portoles. En revanche, pour l’association Danielle Casanova qui est propriétaire de son centre à Labenne, les charges d’entretien deviennent de plus en plus lourdes. «Ça pèse 20 à 25 % d’un budget», assure le trésorier même si au sein de cette asso, bénévoles, amis et parents réalisent eux-mêmes de nombreux travaux. On l’a dit, les aides aux parents se font de plus en plus rares. Celles destinées aux associations aussi. Pour Labenne, la subvention de la mairie de Montauban est passée de 18 000 francs (près de 3 000 €) sous Roland Garrigues, à 400 € aujourd’hui. «Heureusement, le conseil général a maintenu son aide. ça nous sauve».

Quant à la législation obligeant désormais les animateurs à respecter de vrais temps de repos, le secteur associatif s’appuyant sur une dérogation européenne a mis en place des «repos compensateurs» permettant d’assurer toujours le quota d’encadrement réglementaire de 1 adulte pour 7 enfants.


Ajouté le 21/08/2013 par JPA82

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